mercredi 30 septembre 2009

Put Me In The Picture


Concilier quantité et qualité, c'est pas impossible. La preuve en 6 lettres.
Toujours derrière son masque, toujours au sommet, toujours là. L'album hip hop de la rentrée c'est Born Like This.
MF Doom - Gazillion Ear

Toujours sur la côte est des Etats-Unis, c'est un groupe obscur qui sort un morceau tous les 3 ans.
Encore une fois, c'est carton plein.
Holy Ghost - I Will Come Back

Groupe obscur et NYC, suite :
The Drums - I felt Stupid (photo)
The Postelles - 123 Stop
Deux groupes à voir sur scène le mois prochain au Icelandairwaves de Reykjavik.

Un autre groupe à voir en Islande, avec un tube façon Tough Alliance/Embassy :
FM Belfast - Par Avion

On le croyait victime de boulimie dans sa villa de campagne du Cheshire, Bernie n'est pas mort !
Bad Lieutenant - Sink or Swim

Bourrinage en règle, deuxième album en bétonn pour les indignes successeurs de Jesus & Mary Chain.
A Place to Bury Strangers - Deadbeat

Un jour, vous avez rêvé d'un mix entre les premiers Everything But the Girl et Spain :
The XX - VCR



- HL

vendredi 18 septembre 2009

Si on s'y remettait ?



Ouais, c'est pas tout ça, mais il serait peut-être temps d'expédier des morceaux en 3 lignes. Enfin, pas tout de suite. Pas plus tard qu'hier, j'allais faire un tour sur l'Espace de The Resistance. A l'heure où ce terme en fait marrer plus d'un, forcément, un collectif mystérieux sévit à Cambridge.
Et quelle ne fut pas ma chouette surprise de retrouver quelques lignes issues de la version papier-photocopie-agraphes de ce blog délaissé!
Alors comme j'ai la flemme, mais que j'ai décidé de m'y remettre, voici un bête copier-coller de ce que nous avions écrit à l'époque.
Sur leur site, vous pourrez lire d'autres compte-rendus, mais dans un français moins clair.

Ah, le relativisme politique... voilà que The Resistance est ami du Vichy Government! Même ville, Cambridge, et des concerts communs. La comparaison s'arrête là ; pas de paroles provocantes ou de synthés cheap, The Resistance oeuvre dans l'ombre, produisant des instrumentaux enivrant, influencés par Autechre, peut-être, mais plus sûrement par Neu!.
Hawaii n'a plus rien à voir avec l'image d'Epinal exotique... La plage parait interminable, certes, mais les cocotiers sont gris, les guitares saturées manquent de noyer le sample vocal dans une tornade de saturation... Le rythme ne se soucie de rien, et il pilonne, inlassablement. Magnifique.
Les titres des morceaux évoquent l'humour de Suicide... 90 Seconds Over Nanterre ou Sous Le Dancefloor, La Plage rappelle cette mythologie soixante-huitarde moisie qu'on nous revend aujourd'hui... Ce dernier est plus apaisé. Mais si plage il y a, il va d'abord falloir vider le dancefloor des dizaines de kétaminés qui s'agitent nonchalement à l'écoute de ce morceau hypnotique et lancinant. C'est tout simplement époustouflant. Quant à 90 Seconds..., on pense au Primal Scream de Kowalski, et on se dit que même Death In Vegas a du souci à se faire. Malheureusement, elle est peut-être un poil trop courte, et n'a pas la force de frappe de Sous le Dancefloor, qui reste pour l'instant le titre le plus abouti. Et puisque la guerre est totale, The Resistance s'attaque au Velvet, reprenant Stephanie Says, dans une version, euh... comment dire? Disons que les voix sont éthérées et méconnaissables, les cordes aériennes, on pourrait presque la faire écouter au gosse pour qu'il s'endorme! Voilà, ce ne sont que cinq titres, mais ils préfigurent d'un grand groupe en devenir. J'espère qu'on y reviendra plus longuement.

Ca, c'est ce que je disais en 2006. Effectivement il va falloir y revenir. D'autant que ces titres ne sont plus disponibles. Pour l'instant. C'état donc le premier post sur The Resistance. A suivre.

jeudi 16 juillet 2009

B to B




Toujours le meilleur groupe d'indie pop en activité. Toujours.

The Clientele - I wonder who we are extrait de leur nouvel album Bonfires on Heath (Merge Records)

- HL

lundi 6 juillet 2009

Emonoise


Flashback avec le meilleur groupe du monde qui termine toujours en dernier sur les listes de meilleurs groupes du monde.

Unwound - Unauthorized Autobiography (extrait de Repetition, Kill Rock Stars, 1996)

- HL

vendredi 3 juillet 2009

Oui ça va redevenir vrai


On a coupé le chauffage.

Two Door Cinema Club - Something Good Can Work
(Kitsune)
Tube de l'été ? Certainement.

Delorean - Deli (Foolhouse Records)
Ibiza, New Order, piste d'atterrissage en Bretagne, synthétiseur, Sant Feliu :

Blackjoy - Djomani
Afrika Lambada. Sans ça y'a plus rien sur Nova.

Todd Rundgren - Intro

Salut Hot Chip.

- HL

lundi 16 mars 2009

Comme un Légo


J'ai pas aimé le dernier album de Gonzales, j'ai pas aimé celui de Jamie Lidell, je pense que j'aimerai pas non plus celui de Mocky. Mais comme on sait jamais je poste un extrait.

Mocky - Birds Of a Feather extrait de Saskamodie sorti quelque part sans faire trop de bruit.

Titre choisi dans l'unique objectif de poster une chanson homonyme par un autre génie (mais un vrai).

Matthew Herbert - Birds Of a Feather extrait de Scale (Accidental Records - 2006)

Juste pour finir sur une note un peu plus punk-rock, un vieux titre de NRA tiré d'un 7" sorti sur Bcore à l'époque où l'espagne jouait encore en 4-4-2 comme tout le monde. Et ça permet aussi de caler une belle photo (David P).

NRA - Adult


- HL

mardi 10 mars 2009

Silver Jubilee


Grosse claque lors de ce concert de Sister Iodine, formation mythique et séminale de la scène Noise/No-wave/ Expé française. Gros mur de Bruit blanc, rythmique brutale et épileptique, bidouillages et effets divers -disto, fuzz, bugs- ...
Et l’envie, tout de suite après, de découvrir leur dernier album, Flame Desastre, sorti il y a peu.

-Vincent.

Ci-dessous, Sister Iodine à la Villette Sonique.

dimanche 15 février 2009

Interview : Black Lips



Les Black Lips étaient de passage à l’Aéronef mercredi. La toute petite salle de l’Aéroclub était surbondée pour assister à la prestation du quatuor d’Atlanta. Black Lips, ce sont de très grandes chansons qui ne vont pas plus loin que 1967, option garage hargneux. Et une sacrée réputation. Urine, vomi et autres sécrétions corporelles y tiennent un grand rôle. N’empêche, le concert fut somme toute sage. Un peu plus d’une heure de mélodies électriques énervées.
Un peu avant, on avait l’occasion de discuter avec Jared Swilley, bassiste filiforme des Georgiens. L’occasion de revenir, entre autres, sur leur ville, leurs influences, Natascha Kampusch, et cette fameuse réputation...

Jared Swilley : C’est vrai, notre comportement attire l’attention. Mais je crois vraiment que ça ne servirait à rien si nous n’avions de bonnes chansons. L’un ne va pas sans l’autre. De toutes façons, quand nous montons sur scène on ne s’oblige pas à être incontrôlable, on ne se sent pas attendus au tournant. On veut simplement donner un bon show, énergique, et faire plaisir aux gens. Maintenant, si quelque chose de taré se produit, c’est toujours spontané !

Comme en Inde ?
Oh, à Bombay, on a été virés parce qu’on avait montré nos fesses.et qu'on s'était embrassés. Rien de très grave, en fait. Mais le pays est conservateur. L’ironie, c’est qu’on ne nous avait pas vraiment prévenus. Là-bas, le public se comporte comme en Occident, nous n’avons pas vu de différence. Alors on a fait ce qu’on savait faire de mieux : être nous-mêmes. Car c’est du rock’n’roll, et le rock’n’roll se fiche un peu des pays, ce n’est que de l’énergie juvénile !

La différence entre l’Inde et l’Occident, c’est qu’ici le rock’n’roll est intégré, et la déviance, encouragée. On peut même se demander si le rock’n’roll est encore subversif…
Mais bien sûr que le rock’n’roll est encore subversif, c’est certain! (réflexion) Du moins, j’espère!(sourire). Je pense que cette musique doit conserver une part d’énergie juvénile, de rébellion, et d’aller contre le mainstream.

Votre projet de collaboration avec Wafa Dufour, la nièce de Ben Laden, n’est pas très mainstream et risque de faire du bruit, en tous cas !
Oui, c’est sûr. Mais Wafa n’a rien à voir avec son oncle. Cole, notre guitariste, l’a rencontrée à Londres, et lui a proposé de faire un morceau. Elle ne porte pas le nom de son oncle, et ne partage pas ses opinions. Bon, d’accord, ça pourrait être vu comme provocateur, mais.. (rires)

N’empêche, enregistrer un live dans un bar à pute de Tijuana, c’est pas très subversif, et très Wasp en plein Spring-break, non?
Non ! et je tiens à préciser que c'est complètement faux! (rires) En Europe, tout le monde nous en parle, mais c’est faux. Ok, à Tijuana, il y plein de maisons-closes. Mais nous jouions dans un bar normal, le Salón Social Blanco y Negro . Dans une rue pleine de dealers, de prostituées et de toxicos certes, mais c’était un bar à peu près normal.




Vous avez tous une vingtaine d’années, et avez fondé Black Lips il y a bientôt dix ans. Comment êtres-vous tombés dans le garage-rock ?
En ce qui me concerne, mon père était très branché rock anglais : The Beatles, The Kinks, The Rolling Stones… Et puis, à Atlanta, il y a de nombreuses radios spécialisées sur un genre particulier. Donc, tu peux passer des heures à n’entendre que de la soul, du garage, etc. Plus jeune, je faisais du skate, un sport très lié au punk rock. Et puis, il ne faut pas oublier le web !

Votre son est très Lo-fi. C’est un choix esthétique, ou une contrainte ?
Un peu des deux. C’est vrai que dans les années 60, le son analogique était plus chaud, moins impersonnel qu’aujourd’hui. On a toujours enregistré très simplement, en live. Nous n’avons pas de producteur attitré, par exemple. On a quand même contacté Kim Fowley. On l’a eu au téléphone, mais il est vraiment trop perché ! Sinon, le rêve aurait été de bosser avec Phil Spector, mais il n’est pas très sain d’esprit non plus. Je voudrais être produit par des gens ouverts d’esprit comme Andre 3000 de Outkast, ou DangerMouse, qui a fait des choses formidables avec Gnarls Barkley ou The Black Keys. En attendant, on continue de tout faire nous-mêmes.

Vos pochettes, les titres de vos Lp’s et vos pochettes sont très référencées. Je pense par exemple à Good Bad Not Evil (2007), qui semble être un clin d’œil à l’album de Count Five ?
Ah bon ? Non, je ne m’en étais pas rendu compte. En revanche, oui, l’image de Let It Bloom (2005) est une référence aux Stones. De même, le titre de notre Xème album, We Did Not Know the Forest Spirit Made the Flowers Grow (2004) est repris à Princesse Mononoke. On aime bien fouiller dans ce qu’on aime, choper un visuel intéressant et le coller sur un 45 tours ou un T-shirt, par exemple… En plus, notre public est de plus en plus jeune, ou nous sommes de plus en plus vieux, (sourire), et on essaie de faire passer un peu de cet héritage, les intéresser à des groupes ou des artistes dont ils n’auraient pas forcément entendu parler. C’est quelque chose que The Cramps a beaucoup pratiqué : citer ses influences, faire des reprises, mettre à jour des pans entiers d’une culture populaire assez obscure. Je n’ai jamais eu la chance de les voir sur scène, mais le décès de Lux Interior m’a beaucoup attristé. Ils étaient un vrai cadeau au monde : ils ont créé un son et permis à de grands artistes, comme Hasil Haze Adkins, par exemple, de toucher un nouveau public.

D'ailleurs, vous avez un projet d'album, The Last Of The White Niggers. Un clin d'oeil à Lester Bangs ?
Le truc, c'est qu'on enregistre en permanence. on a aussi plein de side-projects... On ne sait faire que ça! Bref, ce sera un album de unreleased songs. Et c’est un clin d’œil à Lester bangs, bien sûr, mais on est pas sûr de l’utiliser : le mot Nigger est très utilisé dans le gangsta rap, c’est vrai, mais nous, on est des petits blancs, alors ça pourrait vraiment être mal interprété, tu vois ?

Sur 200 Million Thousand, votre nouvel album, il y a cette chanson, Trapped In A Basement… De quoi s’agit-il ?
Tu te souviens de cette personne, enfermée pendant des années dans une cave, en Autriche ?

Natascha Kampusch ?
Non, mais c’était juste après. Décidément, l’Autriche, c’est plein de gens enfermés ! (rires) Il s’agit de Josef Fritzl. Il a séquestré et violé sa fille pendant 24 ans. C’est terrifiant. Très triste. On en a donc fait une chanson !



Si de nombreux groupes garage s’en tiennent à des sujets assez basiques, vos chansons s’aventurent parfois vers des sujets plus sérieux.
Oui, mais on tente toujours de trouver un angle drôle, ou décalé. Katrina, par exemple, parle de l’Ouragan qui a dévasté la Nouvelle-Orléans. Notre batteur en est originaire, et nous étions au fond du trou lorsqu’on a appris la nouvelle. Alors on a écrit cette chanson en imaginant qu’on s’adressait à une fille, histoire de dédramatiser. C’est du rock’n’roll, ça ne doit pas être triste ! Et même si l’on soigne nos textes, c’est souvent du nonsense total.

Et I Saw God, c’est du nonsense ? Elle débute avec un môme de neuf ans qui raconte son expérience sous LSD, et s’achève par des bips façon censure. On était plus libre dans les 60’s qu’aujourd’hui ?
Pourquoi pas? c’est ouvert aux interprétations. Mais on trouvait ça drôle d’avoir des bruits de censure, car ça n’existe plus sur disque, c’est aussi simple que ça ! Quant aux années 60, évidemment, c’est une période très intéressante, mais je n’aurais pas voulu y vivre. Je suis né dans les 80’s, au milieu des jeux vidéos, du web, et je veux aller dans l’espace un de ces jours. Dans les 60’s, j’aurais dû aller au Viêtnam…

Ou finir dans une secte ! Il y a d’ailleurs une référence au massacre de Jonestown au début de The Drop I Hold.
Oui, on a trouvé ça cool et intense de débuter une chanson avec l’enregistrement de gens qui allaient tous mourir la seconde suivante. Ca donne un aspect dramatique. Car cet événement, c’est psychédélique et sombre à la fois. Fascinant...

Et Charles Manson ?
Evidemment ! On a d’ailleurs repris quelques-unes de ses chansons. Ce qui est réellement fascinant, avec Charles Manson, c’est qu’il est lié à des dizaines de trucs qu’on aime : il trainait avec Dennis Wilson, des Beach Boys et il a été traumatisé par Helter Skelter des Beatles. Et si tu vas plus loin, l’un des membres de la Manson Family, Bobby Beausoleil, avait joué avec Arthur Lee de Love, et composé la musique de Lucifer Rising (1972) de Kenneth Anger. Et Anger trainait avec les Stones.. Il y a des dizaines et des dizaines de connections, c’est réellement passionnant!



Quittons un peu les 60’s. Black Lips a été remixé par Diplo, tu apprécies le travail d’Outkast et de Dangermouse, et The Drop I Hold lorgne vers le hip-hop. Vous avez trouvé la sortie du garage, ou est-ce qu’Atlanta est propice à ce genre de mélange?
C’est exactement ça! Atlanta nous a énormément influencés. C’est une ville idéale pour le crossover : il n’y a qu’à écouter Gnarls Barkley, Outkast ou Cee-Lo pour s’en rendre compte. Oui, on aime le hip-hop, même si on n’en a pas le look et que ça ne s’entend pas. Quant à The Drop I Hold, on a essayé de donner notre version du Wu-Tang Clan… Atlanta est une ville parfaite pour nous. Nous sommes et resterons des p’tits gars du Sud. Or, c’est la seule grande ville du coin, et pour rien au monde je n’irais m’installer à New York. La vie est tranquille, loyers pas chers, les filles sont jolies. Il y a tellement de choses à faire et à voir à Atlanta : tout ce qui est artistique étrange, passe par là. En fait, le succès d’Outkast a redonné un coup de projecteur sur la ville, mais depuis longtemps, elle est la Mecque des musiciens Noirs. C’est une ville noire à 80%. Et tous les grands viennent de là, ou y possèdent une maison : James Brown, Little Richards, Otis Redding, Aretha Franklin. On a beaucoup voyagé, aussi. On n’ a pas toujours le temps de visiter les villes, , mais je me souviens avoir passé quelques jours à Bordeaux, Paris, Berlin… et Kortrijk (Courtrai), aussi ! D’ailleurs tous ces voyages nous ont permis de comprendre pourquoi Atlanta nous manque – des petit détails, des endroits auxquels on n’aurait pas fait attention sans quitter la ville.

Black Lips commence à être vraiment célèbre. Cette exposition amène-t-elle plus de responsabilités ?
C’est vrai, on bosse dur, mais on aime ça. Ca fait dix ans que ça dure, mais il n’y a pas de routine. Je prends mon pied tous les soirs sur scène, et j’espère que ça va continuer. Au début, on avait quelques buts : publier un album, aller en Europe. On a fait tout ça, alors on se fixe d’autres objectifs : on n’a jamais joué au Japon, par exemple. Et à au Fillmore de San Francisco, aussi : The Doors, The 13th Floor Elevators y ont joué, c’est mythique ! On m’a beaucoup parlé de l’Appolo d’Amsterdam, aussi. A un niveau personnel, je voudrais bien me payer une maison. On verra… En fait, on tourne environ six mois par an. Et quand je rentre, je suis maçon, je fais la plonge dans des restos. Je ne bosse que la moitié de l’année, donc je n’ai pas à me plaindre ! (sourire). Sans les Black Lips, je n’ai aucune idée de ce que j’aurais fait : sans doute les mêmes jobs, mais à longueur d’année. (rires)

Pour finir, un film, un livre, un disque ?
Un film… je dirais The Life And Time Of Judge Roy Bean, avec Paul Newman (ndA. Juge Et Hors-la-loi, 1972). C’est un excellent western, drôle et étrange. Il y a des dialogues anthologiques, c’est une grande source d’inspiration. Pour un livre.. (réflexion) En ce moment, je lis beaucoup de romans et d’ouvrages sur les guerres en Afrique alors… L’Hommage à la Catalogne, de George Orwell ! Ca n’ arien à voir avec l’Afrique, mais c’est un excellent bouquin. Quant à un disque, Safe As Milk (1967), de Captain Beefheart, serait ce qui se rapproche le plus du disque parfait. Faut pas croire ceux qui parlent de Trout Mask Replica (1969) comme d'un chef d'oeuvre. Tout le monde le cite mais personne ne l’écoute, car il est nul, tout simplement!

-Interview : Thibaut.

mardi 10 février 2009

Diego H-21


Pas de chichi, voilà un morceau que j'ai piqué sur le site de nos confrères Get The Curse. Grosse tuerie house par un type anglais avec un blaze implacable.

Pedramovich - Burka

- HL

dimanche 8 février 2009

Tête de convoi.


Où j’étais en ’92 ?
Je ne sais plus. En sixième, je crois. Donc en maths. Ou en train de déconstruire la notion de genre grâce à Jessica Spano, l’égérie féministe de Sauvés Par Le Gong. Mais, je l’avoue, certainement pas au festival de Castlermorton, ni à la Rave O Trans. D’ailleurs, je n’ai jamais entendu quelqu’un hurler Aciiiiiiid! devant un mur de son. D'ailleurs, il n'y a que dans la presse spécialisée que j'ai lu ce cri de ralliement.

Bref, les productions de Zomby n’auront certainement pas le goût d’une madeleine de Proust.
Zomby ? Estampillé Dubstep (comme tout le monde ces jours-ci, en fait), cet Anglais vient de publier Where Were U In ’92 ?, question qu’on lui retournerait volontiers. Car je parie que ce producteur ne devait pas non plus être bien vieux il y a 17 ans.
En revanche, son album est gorgé de tous les tics rave et acid chers à Phuture, au hasard. Voix sous hélium, breakbeat estampillé aux accords de Maastricht, sirènes jaillis d’un KLF, toasters ecstasiés et claviers baggy…
Zomby prouve que ce genre hédoniste est éternel : les rares paroles n’évoquant que la nuit, la joie et le plaisir, on se fiche un peu de l’année de sortie.

Passée l’excellence de l’exercice de style, on notera quelques détails plaisants, aussi authentoc (platine vinyle qui s’arrête en fin d’album) qu’authentiques : une référence à un célèbre duo frenchy (Daft Punk Rave) ou de lourdes basses très actuelles (sur Euphoria), et une incursion ves la ghettotech (GTI) tirent Zomby de l’ornière passéiste dans laquelle son school bus aurait pu s’embourber.

Moins roublard que Uwe Schmidt, qui avait signé une vraie compil de fausses raretés acid (il les avait toutes produites), Zomby serait l’équivalent techno des twee pop The Pains Of Being Pure At Heart ou des garage Black Lips (d'ailleurs, il a posté une vidéo du quatuor d’Atlanta sur SonEspace). Une magnifique copie, donc. Aussi savoureuse que l'originale.

Enfin, ces tracks dépassent rarement les 3 minutes, et trainent généralement du côté des 120 secondes. Format on ne peut plus pop. On ne peut plus immédiat. Prêt à être zappé, façon iPod. Mais cet album, aussi anachronique qu'intemporel, s'écoute d'un trait.




Pour une fois, pas de mp3. Débrouillez-vous.
Zomby - Where Were U In '92? (Werk Discs)

-Thibaut.